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Et après ? De 1946 à maintenant » De 2000 à 20.. » Déjà 137 tonnes de bombes récupérées en Belgique en 2017

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Le 12/07/2017 à 21h49


Encore une bombe découverte. Depuis le début de l’année, les démineurs de l’armée sont déjà intervenus à 1 880 reprises.

La découverte d’une bombe de la deuxième guerre mondiale, lors d’un chantier de terrassement, a mis en émoi Houffalize lundi. Tout un quartier et un complexe hôtelier ont dû être évacués, en attendant l’intervention des démineurs de l’armée, qui ont pris en charge l’engin de 250 kg.

Neutralisée sur place, la bombe a été transportée sur le site de Meerdal, pour y être stockée.

Rien d’exceptionnel, en soi, pour les spécialistes de l’armée. Sur les six premiers mois de cette année, le Service d’enlèvement et de destruction d’engins explosifs (Sedee) de la Défense nationale est déjà intervenu à 1791 reprises suite à la découverte de telles bombes, récupérant au total 137 tonnes de munitions «historiques» (CMD, dans le jargon).

243 tonnes en 2016

Ce type d’opération est beaucoup plus fréquent pour les démineurs belges que d’intervenir dans des requêtes liées au terrorisme ou au grand banditisme, les IEDD (89 cas, quand même, en 2017).

Structure née en 1920, après la première guerre mondiale, ce qui deviendra en 1941 le Sedee est basé à Oud-Heverlee et compte 311 militaires, dont 187 démineurs brevetés. Sur une année complète, ils mènent plus de 3 000 interventions liées à des explosifs historiques (3 323 en 2016, pour 243 tonnes de munitions récupérées). Un chiffre naturellement en diminution à mesure que les années passent. On était à 3 497 interventions en 2015 (mais seulement 195 tonnes) et à plus de 4 000 en 2014 (301 tonnes de munitions).



Ce sont aux deux tiers des bombes de la première guerre mondiale qui remontent ainsi à la surface du passé lors de travaux de terrassement ou de labours dans les champs. Et pour la plupart, ces explosifs sont retrouvés dans le Westhoek, sur les principaux sites de combats et de bombardements entre 1914 et 1918. L’an dernier, la Flandre occidentale concentrait, à elle seule, 2 216 des 3 323 interventions du Sedee.

L’évolution est, tout aussi logiquement, inverse en ce qui concerne les explosifs liés au terrorisme ou au banditisme. De 116 interventions des démineurs de l’armée belge en 2014, on est passé à 158 en 2015 et à 234 en 2016, dont 114 à Bruxelles. Autre époque, autres risques…
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