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Et après » Une horreur démesurée et inimaginable

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Le 13/09/2018 à 17h36


Des élèves et professeurs de l’ICET (Herseaux-Dottignies) et de Campin (Tournai) ont participé à un voyage de mémoire à Auschwitz.

Sarah, Aaricia, Nicolas, Donovan, Anthony, David et Cyril. Voilà les prénoms des sept élèves de 6e Transition et 7e Professionnelle de l’ICET qui ont eu l’occasion, avec Pascal Debacker, un de leurs professeurs, de se rendre, ce mardi 23 janvier, sur les sites des camps de concentration d’Auschwitz et Birkenau, en Pologne.

«C’est la quatrième fois qu’une délégation de notre école participe à ce 'voyage de mémoire' organisé chaque année par l’association War Heritage Institute», détaille Jean-Marc Verlinden, professeur de religion, à la base de la démarche. «Confrontés, en classe, à la problématique du nazisme depuis la 2e, les participants ont été choisis sur base d’une lettre de motivation et ce, selon un front commun philosophique entre le cours de religion et de morale! À l’heure du négationnisme et de la montée des extrémismes, il est important de poursuivre ce travail de mémoire et d’accompagner les anciens témoins. Ils sont encore quatre survivants des camps en Belgique.»

«Pire que l’on croyait»

C’est à 3 h du matin, qu’était fixé le rendez-vous, sur le parking de l’école, pour la délégation de l’ICET. Direction l’aéroport militaire de Melsbroek pour un vol, en compagnie du ministre de la Défense, Steven Vandeput, à bord d’un avion de la Belgian Air Force.

Vers 9 h 30, l’appareil s’est posé à Cracovie et c’est sous escorte militaire que la centaine d’élèves du secondaire participants à ce «Voyage de la mémoire», parmi lesquels également des jeunes de Campin Tournai, ont rejoint le camp de travail d’Auschwitz 1, avant de passer un cap dans la terreur, l’après-midi, en découvrant le «camp de la mort» de Birkenau.



«Avant d’être sur place, on avait hâte de découvrir les sites. Il y avait de la curiosité et l’envie de mieux visualiser ou comprendre ce qui a pu se passer là-bas, ont témoigné les élèves et leur prof, lors d’une rencontre avec la presse. Mais on ne s’attendait pas à ça. C’était impressionnant et choquant. Le fait de le voir de nos propres yeux était encore pire que ce que l’on imaginait.»

«Le plus marquant, ce sont tous ces effets personnels qui sont entreposés dans d’immenses vitrines, ajoute Aaricia. Deux tonnes de cheveux, des chaussures, des lunettes, des prothèses… des vêtements de bébés.» «Puis, il y a toutes ces valises avec des noms dessus, complètent les autres jeunes. On se rend alors vraiment compte que des vraies personnes sont passées par là. La grandeur des lieux est inimaginable. Savoir que plus d’un million de personnes ont été tuées là nous a fait froid dans le dos. Quand on pense que 1 440 personnes étaient incinérées au quotidien dans les fours et que ce n’était pas encore suffisant.»

«Odeur prenante»

La dureté des conditions de survie a aussi marqué les élèves de l’ICET. «À Birkenau, ils étaient entreposés comme du bétail dans des dortoirs de 700. Certains dormaient à même le sol. C’était aussi inconcevable de penser qu’on en mettait dehors, nus, par -30 degrés.» «Dans certaines pièces, il y avait encore une odeur qui prenait au cœur, a révélé Aaricia. En rentrant, j’ai même directement lavé mes habits, car j’avais l’impression de toujours sentir cette odeur malsaine.»

La source: https://www.lavenir.net/cnt/dmf20180128_01117186?pid=3610000
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