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Et après » Marcel Fieux, l’adieu au Résistant et journaliste communiste

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Le 01/11/2018 à 17h41


Journaliste honoraire, Marcel Fieux est décédé dimanche matin, à Marseille, à l’âge de 95 ans. L’homme laisse derrière lui un passé de Résistant, de militant communiste et de journaliste à « La Marseillaise ».

A l’annonce de la disparition de Marcel Fieux, ancien journaliste à La Marseillaise et chroniqueur des pages gastronomiques, les membres de la rédaction de notre journal ont tout de suite eu une pensée émue pour ce grand gaillard de 95 ans, qui tant qu’il pouvait encore conduire sa voiture venait nous rendre visite au siège du journal, à Marseille.
C’était toujours un moment d’amitié intense, comme celui où il nous a laissé en héritage ses cartes de presse, comme s’il voulait nous dire que ce journal qui ne l’a jamais quitté était aussi une histoire de résistance.

Marcel Fieux, disparu à 95 ans, carte de presse n°12442. FTP à 20 ans. Une longue trajectoire dans la presse, depuis La Voix du Peuple en 1947 jusqu'à La Marseillaise et son départ à la retraite en 1980 pic.twitter.com/oFwSuO9LGg
— David Coquille (@DavidLaMars) 23 octobre 2018

Résistant à 20 ans

La Résistance, ce natif de Lyon en fut un des héros discrets. Fils de militants communistes, ses parents camouflent des responsables du PCF. C’est là qu’il croise Victor Joannès, communiste marseillais, Roger Roucaute,qui deviendra maire d’Alès à la Libération, le colonel Fabien ...

En 1943, il a 20 ans lorsqu’il prend le maquis et rejoint les FTP, le mouvement de Résistance mis en place par le Parti communiste. Viendra ensuite l’organisation de tous les Résistants dans les FFI avant son intégration dans l’armée française « démocratique » issue de la victoire contre l’Allemagne. « Le PCF avait pour mot d’ordre de compter le plus de cadres de l’armée possible dans ses rangs », selon les propres mots de Marcel Fieux. Militaire, il adhère logiquement au PCF. Le jeune militant et officier quitte l’armée au moment de l’éviction des ministres communistes du gouvernement et de la mise au placard des officiers communistes. C’est en regagnant la ville de Lyon en 1947, qu’il deviendra journaliste stagiaire au quotidien communiste La Voix du peuple.

En 1960, il vient vivre à Marseille, où il séjournera jusqu’à la fin de sa vie. Il travaille pour les magazines Sprint, Miroir du football, avant d’intégrer la rédaction des sports de La Marseillaise, en 1964. Poste qu’il occupera jusqu’en 1980, date de son départ à la retraite. Il ne lèvera d’ailleurs jamais le pied, puisqu’il deviendra chroniqueur de la page Vins et gastronomie. Journaliste honoraire, sa carte de presse porte le numéro 12 442. Il en était très fier, comme de toutes ses autres cartes de l’Amicale des anciens combattants, de l’Union syndicale des journalistes sportifs et du Parti communiste, qu’il aimait montrer comme les trophées d’une vie. Jusqu’au bout, il a encouragé la nouvelle génération de journalistes de La Marseillaise « à ne jamais se démobiliser et à continuer à résister ».

« Marcel Fieux avait un courage terrible », raconte Mireille Huguet, secrétaire de section du PCF du 12e arrondissement, dont il était adhérent. « On garde de lui l’image de quelqu’un de bien, qui aimait jouer avec les mots. Il a toujours été un communiste accompli, en réflexion permanente », ajoute t-elle.

Marcel laisse un grand vide. à sa femme, Yvette, à ses deux filles et petits enfants, la fédération du PCF 13, la section du 12e arrondissement et La Marseillaise adressent leurs sincères condoléances.

La source: http://www.lamarseillaise.fr/marseille/societe/72944-marcel-fieux-l-adieu-au-resistant-et-journaliste-communiste
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