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Le saviez-vous Et ensuite vetos, guerre en Irak, et Brexit…

PetitJean Membre non connecté

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Le 06/06/2019 à 21h21
« Comment voulez-vous que nous, Britanniques, nous prenions une position séparée de celle des États-Unis ? […] Sachez-le : chaque fois que nous devrons choisir entre l’Europe et le grand large, nous choisirons toujours le grand large ! »

Dans ses Mémoires de guerre, Charles de Gaulle rappelle cette réplique du Premier ministre britannique, Winston Churchill, qui répond, le 4 juin 1944, à sa critique du projet des Alliés de gérer la France après le Débarquement imminent.
Souvenir

Le général de Gaulle s’en souvient quand, le 14 janvier 1963, il oppose son veto à la candidature britannique au Marché commun. Parce que la Grande-Bretagne, précise-t-il dans une conférence de presse, sera le cheval de Troie des États-Unis en Europe. Et qu’il préfère approfondir le Marché commun, plutôt que le voir, sous influence britannique, se muer en vaste zone de libre-échange.

La même crainte lui fera répéter son hostilité à l’entrée du Royaume-Uni dans la Communauté économique européenne (CEE), le 28 novembre 1967. Malgré la candidature simultanée du Danemark, de l’Irlande et de la Norvège.

Le Royaume-Uni devra attendre le départ du général de Gaulle, en 1969, pour revenir à la charge, et pouvoir adhérer à la CEE.
Persistance

L’analyse de Winston Churchill se confirme, elle, au début 2003 quand le Royaume-Uni de Tony Blair emboîte le pas aux États-Unis de George W  Bush dans leur guerre à l’Irak de Saddam Hussein, accusé, à tort de détention d’armes de destruction massive.

Appuyée par l’Allemagne, la France s’était opposée à cette guerre, par la voix Dominique de Villepin, dans un discours célèbre, prononcé aux Nations-Unies, le 14 février 2003,  où le Premier ministre français avait plaidé, en vain, le contrôle international en Irak.

Le préférence atlantique du Royaume-Uni a sans doute prévalu le 23 juin 2016 avec le référendum sur le Brexit, remporté de justesse (51,89 %) par les tenants de la sortie de l’Union européenne. Appâtés notamment par un possible accord commercial avec les États-Unis, dont le président, Donald Trump, a reparlé cette semaine à Londres.
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