Dictionnaire

La première guerre mondiale a permis de rassembler sur le champ de batailles des populations venues de tous les horizons. Des soldats arrivant de toutes les régions qui se côtoient. Dans ce nouveau creuset linguistique va naître un argot composite où les patois régionaux se mêleront aux langues étrangères.

Ce nouveau brassage de langues inédit va enrichir durablement la langue française à tel point que nombre d’expressions sont encore et toujours employées dans notre parler quotidien. La page qui suit offre un florilège de quelques termes employés jadis par les soldats présents sur le front.

Tandis que la

Lexique des Tranchées, de concentration et de la guerre

Il existe 6 noms dans ce répertoire qui commencent par la lettre H.
Haftling
Détenu, déporté.

Heer
Armée de terre allemande

Hilterjugend
La jeunesse hitlérienne est créée en 1926. En 1933, Baldur von Schirach, Führer de la jeunesse depuis 1931, réorganise LA HJ. En décembre 1936, un décret met hors la loi toutes les organisations de jeunesse non-nazies et oblige les jeunes allemands à s’y inscrire. Fin 1938, ils sont 7 700 000. 4 000 000 de jeunes allemands s’y sont dérobés. Par une loi de mars 1939, tous les jeunes allemands de dix à dix-huit sont tenus de s’y inscrire. On leur inculque les principes de l’idéologie nazie. Chaque jour, les jeunes doivent participer à des exercices physiques paramilitaires et faire le salut nazi, comme les adultes. À dix-huit ans les jeunes garçons passent dans le Service du Travail du Reich (Reichsarbeitsdienst).

Holocauste
Terme emprunté à la Bible pour désigner « un sacrifice sanglant exécuté dans un but religieux ». Il désigne en Israël, à la fin des années 1950, la destruction des Juifs d’Europe durant la Seconde Guerre mondiale.

Home Guard
Le 14 mai 1940, Anthony Eden, ministre de la Guerre dans le gouvernement Churchill, nommé le 10 mai 1940, lance un appel à des Volontaires de la Défense locale (Local Defence Volunteers). Sous la suggestion de Churchill, ils prennent en août 1940 le nom de Home Guard (Garde de l’Intérieur). Alors que le gouvernement escomptait 150 000 volontaires, à la fin du mois de juin, ils sont plus de 1 000 000. Leur nombre oscillera autour du million jusqu’à leur dissolution en décembre 1945. Ils doivent se tenir prêts en cas d’invasion du territoire national par les troupes de l’Axe. Pendant le Blitz, la Home Guard participe, comme la Défense civile, à l’encadrement des populations.

HSSPf
Höherer S.S. und Polizeïführer : Chef Supérieur SS et de la Police ou commandant suprême des SS et de la police. Il était le haut responsable de la SS et le chef des forces de police dans le ressort d’une région militaire Wehrkreis en Allemagne nazie et dans les territoires occupés sous le Troisième Reich (1937 – 1945). Dans les territoires occupés, il avait autorité sur des postes de commandements territoriaux inférieurs, tels que ceux de SS- und Polizeiführer (SSPf) (« chef de la police et des SS ») En 1937, le Reichsführer Heinrich Himmler décida de confier la direction de chacun des dix-sept districts de la SS en Allemagne à un haut responsable de la SS, qui combinait par ailleurs celle-ci avec la fonction de chef de la police (Höherer der SS und Polizeiführer ou HSSPf) pour une circonscription qui correspondait aux régions militaires allemandes. Pendant la Seconde Guerre mondiale, un HSSPf fut nommé dans chaque pays occupé (comme la France) ou annexé comme le Protectorat de Bohême-Moravie. Si le pays était subdivisé en districts (comme le Gouvernement Général de Pologne), dans chacun de ceux-ci. En France, à partir de juin 1942, le HSSPf était le SS-Brigadeführer Karl Oberg. Dans le cadre de ses fonctions particulières, il exerçait un droit de surveillance sur la police française et pouvait même décider de son emploi en zone occupée.


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