Dictionnaire

La première guerre mondiale a permis de rassembler sur le champ de batailles des populations venues de tous les horizons. Des soldats arrivant de toutes les régions qui se côtoient. Dans ce nouveau creuset linguistique va naître un argot composite où les patois régionaux se mêleront aux langues étrangères.

Ce nouveau brassage de langues inédit va enrichir durablement la langue française à tel point que nombre d’expressions sont encore et toujours employées dans notre parler quotidien. La page qui suit offre un florilège de quelques termes employés jadis par les soldats présents sur le front.

Tandis que la

Lexique des Tranchées, de concentration et de la guerre

Il existe 9 noms dans ce répertoire qui commencent par la lettre O.
Obusite
Qualifie les affections psychologiques faisant suite à l’expérience du bombardement. Equivalent anglais : "shell shock".

ORA
Organisation de Résistance de l’Armée. Enfreignant la convention d’Armistice, la petite armée que l’Allemagne nazie a laissé à la France a stocké des armes. Après l’invasion de la zone Sud en novembre 1942, l’armée d’Armistice est dissoute et la plupart des armes saisies par les nazis. Les généraux qui s’étaient occupés de cacher des armes décident alors de créer un mouvement clandestin. Le général Frère est nommé à sa tête. Ce mouvement prend le nom d’Organisation de résistance armée (ORA). Au début 1944, après l’arrestation et la déportation du général Frère (mort à Natzweiler), le général Verneau (mort à Buchewald) prend sa succession. Il sera lui-même remplacé par le général Revers après sa propre arrestation. Le rôle de l’ORA dans les combats de la Libération de la France est variable d’une région à l’autre. En 1944, l’ORA, l’AS et les FTP forment les Forces Françaises de l’Intérieur (FFI) dont le commandant en chef est le général Koenig.

Ordre du jour
Moyen dont dispose la hiérarchie militaire pour s'adresser à la troupe et aux subordonnés. Il est daté, porte un numéro et se caractérise par sa brièveté et son intention de frapper l'imagination et ceux qui vont le lire et l'entendre, car un ordre du jour se lit plusieurs fois aux rassemblements des hommes. Il vise à les encourager ou à les mettre en garde contre les comportements attentatoires à la discipline.

Organiser – organisieren
L’expression la plus populaire du jargon concentrationnaire, qui peut se traduire par : pratiquer le système D. En fait, signifie chaparder, voler.

OSS
Office of Strategic Services. Services secrets américains qui envoient des agents en France, mais très inférieurs en nombre à ceux du SOE. Beaucoup arrivèrent après le jour J dans les missions Jedburgh composées d’équipes en uniforme de Britanniques, de Français et d’Américains formés aux tactiques de guérilla qui apportèrent armement et commandement à la Résistance française locale, en particulier dans l’ouest de la zone sud.

Ostmark
Nom donné à l’Autriche dans les documents allemands après son rattachement forcé (Anschluss) à l’Allemagne en mars 1938

OT
Organisation Todt. En février 1933, l’ingénieur Fritz Todt est nommé par Hitler à la tête d’une organisation chargée des constructions du Reich. Cette organisation va porter son nom. Sa première réalisation est la construction d’un réseau d’autoroute en Allemagne. L’OT va ensuite construire la ligne Siegfried, ligne de défense du Reich à l’ouest. En France, sa réalisation la plus connue est le Mur de l’Atlantique. Cette organisation a enrôlé en France des milliers de travailleurs français et étrangers. Elle contraria souvent les desseins de Sauckel toujours à la recherche de main d’œuvre à envoyer en Allemagne dans le cadre du STO.

Otages
Dans toute l’Europe, les autorités d’occupation nazie, militaire ou policière, mènent une politique de répression qui consiste à fusiller ou déporter des innocents et, ou des résistants internés, pour intimider les populations après des attentats contre l’armée allemande. En France, une ordonnance allemande du 21 août 1941 décrète que tous les Français mis en état d’arrestation sont considérés comme otages.

Oustachis
Dans toute l’Europe, les autorités d’occupation nazie, militaire ou policière, mènent une politique de répression qui consiste à fusiller ou déporter des innocents et, ou des résistants internés, pour intimider les populations après des attentats contre l’armée allemande. En France, une ordonnance allemande du 21 août 1941 décrète que tous les Français mis en état d’arrestation sont considérés comme otages.


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