Panzerlied

Panzerlied » est un chant de la Wehrmacth (armee de terre allemande) et sans doute le plus célèbre des chants allemands de la période Nazi et de la seconde guerre mondiale. Il fut écrit en juin 1933 par l’oberleutnant (lieutenant) Kurt Whiele, au moment où l’Allemagne commençait son réarmement qui lui avait été interdit suite à la 1ère guerre mondiale et au traité de Versailles.

Ce chant est donc considéré comme l’hymne du réarmement allemand, et surtout de sa grande puissance qui en suivra. Cette chanson est un appel à l’esprit guerrier, mais tout en restant poétique, elle raconte magnifiquement la vie du du panzersoldat et de son char.

C’est une chanson qui donne envie d’aimer la guerre quand on l’écoute, sans doute aura telle joué un rôle parmi d’autre dans l’excitation de l’esprit combattant chez les allemands à cette période. La version que je vous propose est la version la plus populaire (en tout cas actuellement), qui répète 4 fois la première strophe.

Popularisée par le film « La bataille des Ardennes », qui doit d’ailleurs son souvenir quasi exclusivement à cette scène de chant à la fin du film qui restera mythique malgré le film qui lui est loin de l’être.

En AllemandEn français
Ob’s stürmt oder schneit, ob die Sonne uns lacht,
Der Tag glühend heiß, oder eiskalt die Nacht,
Bestaubt sind die Gesichter, doch froh ist unser Sinn,

Ja, unser Sinn,

Es braust unser Panzer im Sturmwind dahin.
Qu’il vente ou qu’il neige, que le soleil soit radieux,
Qu’il fasse très chaud la journée, ou un froid glacial la nuit
Nos visages sont couverts de poussière, mais nous avons la joie au cœur ,
oui, au cœur.
Notre char file en vrombissant dans un vent de tempête.
Mit donnernden Motoren, So schnell wie der Blitz,
Dem Feinde entgegen, Im Panzer geschützt.
Voraus den Kameraden, Im Kampf steh’n wir allein,

Ja wir allein.

So stoßen wir tief In die feindlichen Reihn.
Grâce à nos moteurs au bruit de tonnerre, aussi rapides que l’éclair,
Nous roulons à la rencontre de l’ennemi, bien protégés par notre char.
En avant des camarades, nous sommes seuls au combat,
oui, nous sommes seuls ;
Nous nous enfonçons ainsi dans les rangs ennemis.
Wenn vor uns ein feindlicher Panzer erscheint,
Wird Vollgas gegeben Und ran an den Feind!
Was gilt denn unser Leben, Für unsres Reiches Heer,

Ja Reiches Heer

Für Deutschland zu sterben Ist uns höchste Ehr.
Quand devant nous apparaît un char adverse,
Nous mettons plein gaz et nous nous lançons contre l’ennemi!
Qu’importe alors notre vie, dévouée à l’armée de notre empire ?
oui à l’armée de notre empire.
Mourir pour l’Allemagne est pour nous le plus grand des honneurs.
Mit Sperren und Minen hält der Gegner uns auf,
Wir lachen darüber und fahren nicht drauf.
Und droh’n vor uns Geschütze, versteckt im gelben Sand,

Im gelben Sand,

Wir suchen uns Wege, die keiner sonst fand.
À l’aide d’obstacles et de mines, l’ennemi essaie de nous retarder,
Nous, nous en rions et ne roulons pas dessus.
Et si des canons nous menacent, cachés dans le sable jaune
oui, dans le sable jaune.
Nous cherchons des chemins que nul autre n’a trouvés.
Und läßt uns im Stich einst das treulose Glück,
Und kehr’n wir nicht mehr zur Heimat zurück,
Trifft uns die Todeskugel, ruft uns das Schicksal ab,

Ja, Schicksal ab,

Dann wird uns der Panzer ein ehernes Grab.
Et même si un jour, la chance infidèle nous abandonne,
Et que nous ne rentrons plus au pays natal,
Si, touchés par une balle mortelle, le destin nous rappelle,
oui le destin
Alors, le char deviendra notre tombeau d’airain.