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Les traces matérielles de la résistance en Belgique

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Les traces matérielles de la résistance en Belgique
Les ressources ne manquent pas pour approcher et étudier l’histoire de la résistance en Belgique.

Mais, à côté de ces supports traditionnels, on peut aussi exploiter les nombreuses traces mémorielles matérielles de la résistance présentes en Belgique et plus particulièrement en Belgique francophone.

Par « traces mémorielles matérielles », il faut entendre la présence d’éléments matériels divers permettant de remémorer / commémorer un fait, un événement, une personne ou un groupe de personnes liés à la résistance.

Ces traces sont nombreuses mais elles sont souvent méconnues ou oubliées. Alors qu’elles offrent l’opportunité de développer une démarche de découverte/appropriation pour redonner du « sens » à ces éléments visibles dans le quotidien et, en même temps, pour transmettre des éléments d’information sur la résistance.

Ces traces rendent compte de la multiplicité et de la diversité de la résistance que ce soit au niveau des formes (armée, renseignement, presse, etc.) mais également des mouvements et courants idéologiques.

La grande diversité de la résistance et de sa mémoire, ce qui se traduit dans les traces au niveau notamment :

du type de trace, de la forme matérielle : bâtiment, monument, plaque commémorative, plaque de rue, stèle, tombe, etc… ;

de l’implantation : sur le lieu même de ce qui est remémoré ou dans un lieu symbolique de l’espace public ;

de ce que cela remémore / commémore, des formes de résistance ;
des représentations symboliques, des éléments figuratifs et des inscriptions ;

de la dimension : locale, régionale, nationale;

de l’historique et de la chronologie de mise en place ;

du responsable de la mise en place : autorité publique ou secteur associatif

etc.

En fonction de cette double constatation, il n'y a pas de prétention à l’exhaustivité dans l’inventaire des traces mais elle répond à la volonté de proposer un tableau le plus complet possible des types de traces, illustré de quelques exemples significatifs, et d’inciter à « aller plus loin » pour développer une démarche approfondie d’analyse et d’exploitation.

Le critère privilégié, de manière empirique, dans cet essai de typologie est celui de la nature de ce qui est remémoré / commémoré par les traces.
Les autres éléments de diversité des traces mémorielles matérielles (forme matérielle, représentations symboliques, éléments figuratifs, inscriptions, historique/chronologie de la mise en place, dimension nationale/régionale/ locale, etc.) seront intégrés et évoqués dans les exemples proposés pour les différentes catégories.

Sur cette base, neuf catégories ont été identifiées.
1)La commémoration de la résistance dans son ensemble.
2)Les lieux d’enfermement.
3)Les lieux d’exécution et les cimetières.
4)Un aspect / une action spécifique / une forme de résistance.
5)Une catégorie de résistants.
6)La répression nazie / rexiste.
7)Un mouvement / un réseau.
8)Une personnalité.
9)Des déportés / un camp.

On soulignera que certaines traces peuvent être reprises dans plusieurs catégories. C’est le cas notamment des catégories 2 et 3 ou 4, 5 et 7.

Les cimetières de la grande guerre, une pensée pour la mémoire collective

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Les cimetières de la grande guerre, une pensée pour la mémoire collective
Environ la moitié des militaires morts durant la guerre reposent soit dans l’un des 21 cimetières militaires ou dans l’un des 80 carrés militaires intégrés aux cimetières communaux.

La gestion a été transférée aux Affaires intérieures en 1928 avant d’être reprise par la Défense en 2004, après quelquefois de longues années de négligence.

Depuis lors, un programme détaillé est mis en oeuvre pour restaurer les sépultures des 21 cimetières militaires. L’opération est terminée depuis fin octobre 2013.

L’entretien des espaces verts a été confié à des firmes civiles, sous la surveillance des quartiers situés à proximité et du Service des sépultures de guerre de l’Institut des Vétérans INIG.

Un panneau d’information reprenant un plan ainsi qu’un bref historique sera disposé dans chacun des 21 cimetières d’ici l’été 2014. La Défense a confié la gestion des carrés militaires à des administrations locales, qui perçoivent une indemnité.

La Défense est responsable en première ligne des dépouilles des nombreuses victimes retrouvées chaque année dans la région du front. Environ vingt pourcents d’entre elles ne sont plus identifiables et ne peuvent donc plus être rapatriées dans leur pays d’origine.

Leur dépouille reposera dans une crypte aménagée au cimetière militaire d’Houthulst dès le mois d’août 2014. Un nouveau pavillon d’accueil est également prévu.

Ce cimetière militaire belge, à l’orée du bois d’Houthulst, a été aménagé après la Première Guerre mondiale. Il regroupe les tombes de 1.723 soldats belges. La plupart de ces derniers sont morts le 28 ou le 29 septembre 1918, lors de l’Offensive de Libération. 81 prisonniers de guerre italiens, réquisitionnés comme main-d’œuvre par les Allemands, ont été inhumés auprès de leurs compagnons d’armes belges dans le cimetière d’Houthulst. Caractérisé par sa forme hexagonale, ce dernier est le deuxième plus grand cimetière militaire.

Information & Contact:
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